16 janvier 2009

De Pucallpa a Iquitos

Il est 14h, il fait une chaleur etouffante. Je viens de prendre place sur le pont superieur du San Miguel, une des launchas la plus rustique pour rejoindre Iquitos...

Les hamacs installes, les sacs ranges, j'attend patiemment le depart prevu a 18h.

A 16h le vent se leve. Au large du port, sur la foret, les nuages son noir et la pluie semble tomber a verse. L'air se rafraichi. 10 minutes plus tard c'est le deluge. Une pluie violente tombe a l'horizontal et occulte totalement la vue sur la Selva.

Des vagues se levent sur le fleuve, des groupes de bateaux son trimbales au gres des courants et des vents et l'un d'entre eux fini au fond de l'eau avec tout sont chargement. Une maison flottante vient percuter la launcha voisine de la notre.

La bache qui nous protege claque violement sous le vent et n'est d'aucune utilite. Je descend en catastrophe sur le pont inferieur.

Premier contact tres impressionnant avec une pluie tropical qui disparait aussi vite qu'elle est apparue.

Il est 10h le jour suivant, le bateau est toujours a quai, normalement on part a 12h...

Nous sommes finalement parti a 17h........27 heures d'attente.

maintenant le bateau est completement plein. Nous sommes une bonne soixantaine de personnes dont presque la moitie a entre 2 ou 3 mois et 15-16 ans.

Le centre du pont bombe est rempli de bagages et marchandises. C'est le seul endroit qui reste au sec. De chaque cotes de cette range de bazard, des dizaines de hamacs multicolores se balancent au gres des mouvement de la launcha.

Chacun vaque a ses occupations. Beaucoup dorment, d'autres mangent ou discutent, des enfants jouent en riant, moi j'ecrit.

C'est deja la troisieme nuit a bord que nous terminons ce matin. Les conditions d'intimite et d'hygiene deviennent pesante. A l'extremite du pont, a cote de la cuisine se trouvent 2 wc dont l'un fait douche. C'est immonde. La douche et le seul lavabo du bord son alimentes en eau boueuses. Pour y acceder, comme il n'y a pas d'allee, il faut se courber une quinzaine de fois pour heviter les hamacs.

Une poule se promene.

Ici il n'y a pas de poubelle, a peu pres comme partout au Perou. Tout fini par la fenetre, dans le fleuve. Je suis le seul du bateau qui m'acharne a remplir un sac plastique.

A 6h, 11h et 18h, la cloche sonne. Tout le monde se precipite vers la cuisine avec son bol et fait la queue. Au menu: du maca (un espece de lait tres sucre avec de la poudre de cereales) et du pain raci pour le petit dej, mais ca passe quand meme bien. Un bon plat le midi: Riz, poulet, patates, bananes cuites et soupe pour le diner. On ne meurt pas de faim mais je n'hesite pas a m'acheter une platree de riz chaud ou quelques fruits aux vendeurs qui envahissent la launcha lors des escales.

A oui, j'oubliais, le bruit incessant du moteur qui fait vibrer tout le bateau.

Depuis Pucallpa les 2 rives du fleuve ne sont que forets et marecages. De temps en temps quelques collines lointaines me laissent imaginer encore un peu plus l'etendue de cette foret.

Nous croisons quelques pirogues.

Notre launcha s'arrete dans des communautes perdues au milieu de nul part pour y deposer 1 ou 2 passager ou quelques marchandises. Des petits villages aux maisons en toits de palmier, ou presque tout les habitants attendent le bateau comme un evenement sur des ports improvises.

La vie semble paisible...vraie aussi.....

Le soir lors d'une escale le moteur s'arrete quelques instants. Les bruits de la jungle se devoilent alors. Cris d'oiseaux ou de mammiferes, bruissements d'insectes et attaques de moustiques.

De la foret, toujours de la foret a n'en plus finir. Mais les arbres sembles petit au bord du rio Ucayali. Je pense que tout les les gros on ete coupes a cause de la facilite d'acces. A verifier....

Verification faite, j'avais tord. La jungle qui nous entoure est une jungle innondable en saison des pluie. Par consequent beaucoup d'arbres tombent avant de devenir tres grand.

Posté par timothees à 14:49 - Commentaires [0] - Permalien [#]


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