Au retour du Pérou

24 février 2009

Plante très prolifique et facile à cultiver, mes Coleus Blumei son les seules à s'être fortement développés durant l'hiver.
3 mois et demi d'absence et d'inattention conduisent à une taille massive.
Quelle tristesse...Des centaines de boutures potentielles à la poubelle.


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3 mois et demi d'absence de ma part et 3 mois et demi d'absence d'entretien et de manque d'intérêts pour la chose de la part de la fraterie collocatrice conduisent à ça.


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Gros nettoyage en perspective...
Seule consolation: de nombreux nouveaux nés.

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Inquiétudes

Après 3 mois et demi à l'autre bout de la planète, l'inquiétude du retour était, entres autres, l' état de mes cultures en pots.
Avant le départ la maintenance fut confiées en premier lieu à la fratrie colocatrice, qui n'a pas hésité à se délester de la tâche fastidieuse auprès de divers squatters occasionnel de ma chambre. 
De plus, l'hiver apparemment rude dans la contrée Quimpéroise et l'allumage tardif du chauffage, pourrai avoir eu raison de quelques spécimens originaires des régions tropicales.
Peut être s'agit il aussi d'une vengeance de ces plantes qui m'en voudraient de ne pas les avoir emmener en balade avec moi sur la terre de leurs origines? 
D'une dépressions suivie de mort par manque de présence attentionnée?
Ou d'un suicide collectif en sachant bien que j'allai en rapporter d'autres, plus belle?

La question reste intacte...   

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Mon sac à dos du retour contenait un certain nombre de sachets de graines récoltés tout au long des 3 mois de pérégrinations à travers le Pérou. Une dizaine de grosse graine avait déjà commencer à germer dans le noir au fond de mon sac un mois avant de repartir. L'humidité ambiante de la jungle combinée à une chaleur étouffante contribuait fortement à ce phénomène.

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La récolte de boutures amorcée durant les 3 premières semaines de voyage, le défi de les conserver intact dans un sac de randonnée durant 3 mois et la création d'un herbier fut stoppé net.
La rencontre d'un français, ami d'une anthropologue médicale travaillant dans le pays, fut décisive.
Il me conseilla fortement de ne pas tenter de ramener quelques matières végétales qui soit en Europe sous peine de fortes amendes douanières.
Sceptique je vérifiait sur internet la législation douanière en vigueur en matière de transport de végétaux.
Il avait raison. Il est strictement interdit de faire transiter des végétaux entres les pays sans certificat phytosanitaire et permis d'exportations délivré par le CITES (Convention on International Trade in Endangered Species of Wild Fauna and Flora).
Autrement dit il est quasiment impossible d'obtenir ces autorisations sans être professionnel, et encore ce n'est pas toujours facile.
Très déçu par toutes ces informations je décidai avec regret d'abandonner la collecte de boutures ainsi que l'herbier mais pas la récolte de graine; à mes risques et périls pour les contrôles douaniers du retour.
L'herbier "physique" fut remplacés par un herbier photographique.

Par chance, aucun contrôles douaniers sur le retour. Ni à Lima, ni à Madrid, ni à Paris... Toutes les graines soigneusement dispersées dans tout mon sac son arrivées à Quimper. Une petite partie est déjà plantée à la faveur du redoux printanier.

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28 janvier 2009

Kuelap

-Histoire

Cette cite construite a 3100 mètres d'altitude par le peuple des ChachapoyasChachapoyas ou peuple des nuages est un lieu méconnu et pourtant l'un des plus intéressants site archéologique du Perou.

Construite entre 900 et 1100 et découverte en 1843, cette forteresse haute perchée se compose d'une muraille ovale de presque 1,5 km de circonférence et allant jusqu'à 12 mètres de hauteur. A l'intérieur, environ 400 bâtiments presque tous ronds, son disposes sur 3 niveaux correspondant a la hiérarchie des 3500 habitants. Chaque maison possède son puits.

Pour rentrer dans la forteresse il existe seulement 3 portes très étroites ce qui obligeait les assaillants a rentrer en file indienne. Au 15ème siècle, l'expansion de l'empire Incas eu raison de cette forteresse et bien plus tard les espagnols pillèrent tout ce qui restait.

Aujourd'hui, une petite équipe tente de rénover ce lieu envahi par la végétation.

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Pour y accéder sans devoir payer très très cher un tour opérateur il faut se lever très tôt. A 3h nous sommes dans un taxi collectif au départ de la ville de ChachapoyasChachapoyas et a destination du pueblo de Maria. Entre les deux, une piste perchée a flanc de montagne. Le chauffeur se prend pour un pilote de formule 1. Heureusement qu'il fait nuit, on ne voit pas le vide a gauche...

A 5h nous sommes a Maria. 3h de marche dans un paysage très vallonné ou l'agriculture prédomine. Pas de trace de végétation tropicale comme on m'avait dit. Au moment de franchir la porte de Kuelap c'est le choc. La forteresse est envahie par une végétation extraordinaire. Des milliers de bromeliaceesbromeliacees, d'orchidées et d'épiphytes font plier les branches d'arbres et cachent une partie des ruines. Certains arbres en son totalement recouvert. Des oiseaux mouches vont et viennent. Quelle surprise! un microclimat au milieu de ces remparts poses sur l'un des sommets le plus haut de la région. Les 3h de descente a l'oppose du chemin aller n'offrent guère d'exotisme.

Maintenant j'en suis sur. Ce lieu est unique. Que se soit par la qualité des ruines ou par le biotope exceptionnel qu'il offre a contempler.

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En vrac

-Le policier qui arrête une personne dans la rue, stop un taxi pour l'emmener au commissariat.(Nazca)

-Des cireurs de chaussures a tout les coins de rues. Cireurs ambulants ou de luxe avec fauteuil.

-Les milliers de compagnies de bus a travers le pays servent de déménageurs, de poste pour les colis et aussi de transports de passagers...

-Les pigeons du coin ressemblent a des vautours.

-Dur dur la vie de chien. Chiens estropies, chiens blesses, chiens morts sur le bord de la route, chiens maigres, chiens pouilleux, chiens malades ou chiens fous. En 2 mois et demi a travers le Perou j'ai croise 2 chiens en laisse...

-15 soles la cartouche de blondes - 25 soles les 40 grammes de tabac a rouler....

-Les japonais nous prennent en photos. César avec ses dreads passe pour un extraterrestre.

-Les écrivains publics installes sur le trottoir avec leurs machines a écrire, rédigent tout et n'importe quoi sur demande. J.L., un ami français, a fait rédiger un "acte de revente" d'un billet d'avion pour un vol intérieur.

-La nuit, en ville, des policiers tournent a pied ou en vélos en sifflant régulièrement, comme pour signaler leur présence. Ceci de 20h a 6h du matin.

-Dans le nord, pas de café machine ou de café en poudre. Quand je commande un café on m'amène une tasse d'eau chaude et une sorte de sirop de café dans une petite cruche.

-Dans les grandes villes, les gens on très peu de téléphones portables. Des dizaines de personnes proposent ce service en pleine rue. On les reconnaît par leur vêtements aux couleurs de l'opérateur national, mais aussi parce qu'ils crient toute la journée..."llamada, llamadas!"

-Dans les petits villages encore moins de téléphones portables. En général il existe un téléphone fixe pour tout le monde. Quand il y a un appel, la personne demandée est appelée par des hauts parleurs que l'on entend dans tout le village.

En ville, pas de lignes de bus officielles. Il y a des centaines de lignes de combis (Toyota 10 places). On peut les prendre n'importe ou et descendre ou l'on veut. Mais il faut connaître leur direction ce qui n'est pas toujours très simple.

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22 janvier 2009

La hoja de coca...

                            

Dibujo

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16 janvier 2009

De Pucallpa a Iquitos

Il est 14h, il fait une chaleur etouffante. Je viens de prendre place sur le pont superieur du San Miguel, une des launchas la plus rustique pour rejoindre Iquitos...

Les hamacs installes, les sacs ranges, j'attend patiemment le depart prevu a 18h.

A 16h le vent se leve. Au large du port, sur la foret, les nuages son noir et la pluie semble tomber a verse. L'air se rafraichi. 10 minutes plus tard c'est le deluge. Une pluie violente tombe a l'horizontal et occulte totalement la vue sur la Selva.

Des vagues se levent sur le fleuve, des groupes de bateaux son trimbales au gres des courants et des vents et l'un d'entre eux fini au fond de l'eau avec tout sont chargement. Une maison flottante vient percuter la launcha voisine de la notre.

La bache qui nous protege claque violement sous le vent et n'est d'aucune utilite. Je descend en catastrophe sur le pont inferieur.

Premier contact tres impressionnant avec une pluie tropical qui disparait aussi vite qu'elle est apparue.

Il est 10h le jour suivant, le bateau est toujours a quai, normalement on part a 12h...

Nous sommes finalement parti a 17h........27 heures d'attente.

maintenant le bateau est completement plein. Nous sommes une bonne soixantaine de personnes dont presque la moitie a entre 2 ou 3 mois et 15-16 ans.

Le centre du pont bombe est rempli de bagages et marchandises. C'est le seul endroit qui reste au sec. De chaque cotes de cette range de bazard, des dizaines de hamacs multicolores se balancent au gres des mouvement de la launcha.

Chacun vaque a ses occupations. Beaucoup dorment, d'autres mangent ou discutent, des enfants jouent en riant, moi j'ecrit.

C'est deja la troisieme nuit a bord que nous terminons ce matin. Les conditions d'intimite et d'hygiene deviennent pesante. A l'extremite du pont, a cote de la cuisine se trouvent 2 wc dont l'un fait douche. C'est immonde. La douche et le seul lavabo du bord son alimentes en eau boueuses. Pour y acceder, comme il n'y a pas d'allee, il faut se courber une quinzaine de fois pour heviter les hamacs.

Une poule se promene.

Ici il n'y a pas de poubelle, a peu pres comme partout au Perou. Tout fini par la fenetre, dans le fleuve. Je suis le seul du bateau qui m'acharne a remplir un sac plastique.

A 6h, 11h et 18h, la cloche sonne. Tout le monde se precipite vers la cuisine avec son bol et fait la queue. Au menu: du maca (un espece de lait tres sucre avec de la poudre de cereales) et du pain raci pour le petit dej, mais ca passe quand meme bien. Un bon plat le midi: Riz, poulet, patates, bananes cuites et soupe pour le diner. On ne meurt pas de faim mais je n'hesite pas a m'acheter une platree de riz chaud ou quelques fruits aux vendeurs qui envahissent la launcha lors des escales.

A oui, j'oubliais, le bruit incessant du moteur qui fait vibrer tout le bateau.

Depuis Pucallpa les 2 rives du fleuve ne sont que forets et marecages. De temps en temps quelques collines lointaines me laissent imaginer encore un peu plus l'etendue de cette foret.

Nous croisons quelques pirogues.

Notre launcha s'arrete dans des communautes perdues au milieu de nul part pour y deposer 1 ou 2 passager ou quelques marchandises. Des petits villages aux maisons en toits de palmier, ou presque tout les habitants attendent le bateau comme un evenement sur des ports improvises.

La vie semble paisible...vraie aussi.....

Le soir lors d'une escale le moteur s'arrete quelques instants. Les bruits de la jungle se devoilent alors. Cris d'oiseaux ou de mammiferes, bruissements d'insectes et attaques de moustiques.

De la foret, toujours de la foret a n'en plus finir. Mais les arbres sembles petit au bord du rio Ucayali. Je pense que tout les les gros on ete coupes a cause de la facilite d'acces. A verifier....

Verification faite, j'avais tord. La jungle qui nous entoure est une jungle innondable en saison des pluie. Par consequent beaucoup d'arbres tombent avant de devenir tres grand.

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12 janvier 2009

Pucallpa

Le trajet en bus Lima Pucallpa se fait en 22 heures si tout va bien. En effet la saison des pluies commencant, les pistes en terres peuvent etres en tres mauvaise etat et il n'est pas rare de voir les ponts s'effondrer. Ces aleas peuvent doubler voir quintupler le temps de trajet. De plus la province entre Lima et Pucallpa est un fief bien defendu par les membres encore actifs du sentier lumineux. De temps en temps des bus sont attaques et les voyageurs depouilles.
Nous choississons de payer plus cher et ceci pour 45 minutes de vol...
A 21h30 nous nous posons a Pucallpa. Il fait nuit. Je m'attend a un violent contrast de temperatures entre la douce climatisation de l'avion et l'exterieur. On sort par l'arriere. une chaleur enorme m'envahit en haut de cette escalier. C'est beaucoup trop. Rapidement une odeur de kerozene se fait sentir. Il s'agit du reacteur qui tourne encore et qui chauffe! A 10 metres de l'avion je suis saisi par cette odeur d'humidite. Comme au moment ou les premieres gouttes d'un orage de chaleur touchent le sol. Et il fait chaud, chaud et humide. Rapidement mes vetements me collent a la peau, j'ai l'impression de manquer d'air, j'etouffe!
Au bout de quelques heures le corps s'adapte presque instinctivement. Tout les gestes se voient ralentis et chaque mouvement est fait que s'il n'en vaut vraiment la peine.
Il fait nuit, je n'ai pas encore vu le fleuve, la vegetation, les oiseaux et la vie mais je sais ou je suis, et quel bonheur d'y etre enfin apres toute ces annees a y penser...

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05 janvier 2009

Moray

       A une cinquantaine de km au nord de Cuzco, le petit village de Maras domine la vallée sacrée. Quasi essentiellement peuple par des agriculteurs, ce publo possède un site archéologique unique au Perou et sûrement au monde aussi. A 10 km de Maras après avoir traverser d'immenses collines cultivées, les 3 amphithéâtres en terrasses de Moray se dessinent dans le paysage. les incas, constructeurs et inventeurs du système, les utilisaient comme laboratoires agricole. En effet entre le haut et le bas des amphithéâtres la température peut varier de 10 a 15 degrés ce qui permet de cultiver des plantes de différents climats. De plus il était possible de forcer une plante originaire des hauts plateaux andins a pousser dans un climat plus chaud, ceci en descendant les plants vers le centre de l'amphithéâtre un peu plus chaque année et vice versa. L'ensemble des terrasses sont dotées d'un système d'arrosage automatique grâce a un système de canaux très efficace.

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26 décembre 2008

A 6075 mètres

La première partie se fait en 4X4.

La végétation est rare. Des étendues immense d'Ichu, une herbe rousse poussant en touffes et servant d'alimentation de base aux rares vigognes (cousines des lamas et alpagas) encore sauvages.
L'Ichu pousse entre 3500 mètres et 4800 mètres d'altitude et s'est parfaitement adaptée a son milieu: Feuilles en forme d'aiguilles pour ne pas transpirer et touffes très dense pour conserver l'humidité.
Les locaux l'emploie pour la toiture, la corde, les tapis, matelas, sièges, chapeaux...

Le 4X4 nous dépose a 4800 mètres.

Il n'y a plus d'Ichu mais la Yareta s'y plaît. Il s'agit d'une plante de la famille des carottes qui envahit les rochers bien exposes. Elle ressemble a une mousse très compact et résiste a des températures de -25 degrés grâce a un fluide interne très particulier. Sa forme rebondie lui permet d'esquiver les vents violents et une substance cireuse présente sur ses feuilles, la protège du soleil très fort a cette altitude. Sa croissance très lente (1 mm/an) et son utilisation massive comme combustible en fait une plante menacée.

A 5000 mètres on rencontre un animal: la Viscache, sorte de lièvre avec une queue de kangourou.
Au delà de 5000 mètres il n'y a plus aucune végétation. Quelques rares lichens survivent jusqu'à 5500 mètres.
La dernière forme de vie rencontrée fut un petit mulot très lent (comme moi a cause du manque d'oxygène), a 5925 mètres d'altitude.

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20 décembre 2008

La vallee sacree

La route depuis Cuzco est splendide. Les vallées sont vertes et bien arrosées. Après 3h de trajet on passe un col a 3000 mètres environ, et la c'est la surprise. Cette nouvelle vallée a quelques Km de la précédente offre une végétation luxuriante et quasi tropicale.

Des falaises végétales se dressent au bord de la piste coupée par de nombreux torrents. Plus l'on descend plus la végétation se densifie (bananiers, caféiers, papayes...). Le bus nous pose a Santa theresa, un pueblo situe a une dizaine de Km de Aguas Calientes. La commence une marche le long du rio Urubamba en furie et de la seule voie d'accès au Machu-PichuMachu-Pichu; la voie ferrée.

Arrivée a Aguas Calientes a 19h sous la pluie.

Le lendemain debout a 4h et départ a 4h45 pour monter vers ce site mythique qu'est le Machu-PichuMachu-Pichu. Des milliers de marches d'escaliers se succèdent au milieux des orchidées, fougères et bromeliaceesbromeliacees. des dizaines de perruches rouge et verte piaillent des le lever du soleil. Au bout d'une heure d'escalier l'entrée du site est devant nous. Encore quelques marches et nous voila au milieu de ce site immense.

Seul 400 personnes par jour peuvent grimper sur le Wayna-PichuWayna-Pichu, la montagne la plus proche du Machu-PichuMachu-Pichu qui offre une vue exceptionnelle sur le site. Nous y allons tout de suite. Encore 1 heure d'escalier a 4 pattes et nous voila sur ce point culminant. Il est 8h. C'est extraordinaire, exceptionnel... et tout les mots que l'on pourrait trouver pour qualifier cette beauté. Ce ne sont pas les ruines en soit qui sont impressionnantes mais la situation de ces ruines tellement perchées au milieu de tant de végétations. Je me sent tout petit, encore une fois, au milieu de ce paysage grandiose, tan bonito.

C'est a contre coeur que je redescend avec un souvenir inoubliable.

Le Machu-PichuMachu-Pichu ne fait pas partie des 7 merveilles du monde pour rien...

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19 décembre 2008

Revert

Je suis en train de cuisiner sur un feu  au milieu d’un haut plateau immense et bien vert. Un vieux papito , sûrement un habitant du coin, est assis a une cinquantaine de mètres avec d’ autres touristes. Pour cuisiner j’utilise un peu de gazon pour assaisonner mais pas celui qui pousse autour de moi, je le cueille dans une espèce de barquette en plastique devant moi.

Je ne sais pas comment j’ai pu faire cela mais un mouvement de ma part souleva la pelouse tel une vague sur ¼ de cercle d’au moins 500 mètres de rayon. Cette vague de pelouse dura bien 10 minutes.

En émerveillement devant ce phénomène je regarde le vieux Monsieur qui arrive vers moi et semble très énerve.

Je me réveille.

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01 décembre 2008

Les cactus

Il y a 90 millions d'années les cactus avaient des feuilles. Progressivement, et pour s'adapter aux milieux désertiques elles se sont transformées en épines, protégeant ainsi la plante des herbivores.
La photosynthèse se fait grâce aux troncs vert couvert de chlorophylle. Chacune des cellules du tronc fonctionnent telles une citerne; elles emmagasinent l'eau comme des éponges.
Pour éviter de se dessécher, les cactus possèdent une substance cireuse imperméable a la surface de leurs troncs.
Leurs fleurs très odorantes et très colores attirent les pollinisateurs de très loin. C'est de cette manière que les cactus on coloniser aussi bien les désert que les hautes montagnes.
La population locale utilise ces plantes de multiples manières. Les fruits sont consommes aussi bien a des fins gustatives que médicinales. Les troncs servent de base a la fabrication de shampoings, a la construction ou pour l'artisanat. Certains d'entre eux sont utilises par les "curanderos" pour la communication avec les esprits.
Enfin le figuier de barbarie sert de support pour l'élevage des cochenilles, qui après séchage et broyage produisent le célèbre pigment "rouge  cochenille".
         
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Le Colca

Ce canyon, le second plus profond du monde mais sûrement le plus beau est en apparence désertique.
Six heures de bus depuis Arequipa mènent a un pueblo de 1300 habitants.
Cabanaconde a 3290 mètres d'altitude constitue le meilleur point de départ pour des randonnées au fond du canyon.
La descente sue des chemins sableux offre une vue exceptionnelle sur des falaises aux délicates nuances beige et ocre. Un soleil de plomb écrase toutes vies ou presque...
Des milliers de cactus ( cierge ou san Pedro, candélabre  et Ayrampo, Pacu Pacu ou figuier de barbarie...) et d'épiphytes  offrent un peu de verdure a ce désert rocailleux.
Après 5 heures de marche et la traversée du rio Colca en furie, le premier village, Llahuar, apparaît tel un oasis au bout du monde.
Grâce aux sources d'eau pures qui dévalent les pentes depuis les hauts plateaux, toutes les cultures deviennent possible.
Sur des terrasses Incas poussent avocats, mais, figues, pommes de terre, bananes, oignons, tomates, tunas...
Associes a l'élevage de porcs, poulets, oies, chevaux et cochons d'inde,  la pêche abondante de truites  assure a ce village de quelques âmes une vie en autarcie quasi complète.
D'autres pueblos encore plus isoles sont alimentes en eau par d'ingénieux canaux a flancs de falaises. Le troc "inter pueblos" se fait a dos de mules.
Il existe encore des petit paradis a plus de 5 heures de marche de la première route, surveilles par le vol du roi condors ou le temps semble s'être suspendu.

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Nazca

Nasca, une ville mythique perdue au milieu d'un désert sec et poussiéreux. Aucune plante pousse aux alentours, même pas les cactus. Ici seulement 3 heures de pluie par an au maximum!
Malgré ceci, la ville est verte. Chaque famille possèdent son petit jardin d'éden et ne manquerais en aucun cas de remonter, chaque jours, quelques litres d'eau des entrailles du désert afin de nourrir ce petit bout de rêves. 
Une nature "artificielle" qui dépend de l'homme pour sa survie.


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17 novembre 2008

    Nos platanes et marronniers français se voient remplacés par des cactus, ficus et yuccas géants.
Géants car dans nos appartements ils restent nains.
Dans cette ville qu'est Lima ils poussent en semi-liberté dans les parcs, les bords de routes...
La population locale n'y prête guère attention. Moi, je ne vois que ça et m'extasie devant chaque plante que je vois depuis trop longtemps en miniature dans notre Truffaut Quimpérois.

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    Après 8 heures de vol je me réveille le nez sur le hublot.
A 12000 mètres d'altitude l'Amazone se dessine au milieu d'une masse sombre et inquiétante.
Ce fleuve si large au début, se ramifie a mesure du temps qui passe tel un arbre qui s'enracine vers l'infini.
Quelques rares taches de lumières artificielles permettent d'imaginer une vie possible au milieu de cette enfer vert, ou paradis vert...
Une sensation étrange s'empare de moi. Comme un rêve d'enfant, presque irréel , nourri de récits d'aventures, de films inquiétants et de mon imagination.

Ça y est, j'y suis, enfin!

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